4 questions pour bien travailler avec des freelances

Le point commun entre le coursier qui vous apporte le repas, le chauffeur qui vous convoie jusqu’à la gare, et le graphiste qui pourrait dépoussiérer votre vieux logo ? Ils sont tous freelance. L’essor du travail indépendant est un phénomène de fond… et une bonne nouvelle pour les entrepreneurs, qui y trouvent un vivier de talents compétents, abordables, et réactifs. Pour en tirer parti, faisons le tour du sujet en 4 questions.

1. Quels services peuvent-ils vraiment rendre ?

Halte aux clichés sur l’ubérisation du travail ! Certes, on compte plus d’un million de micro-entrepreneurs en France, et le nombre de professionnels exerçant en freelance a cru de manière spectaculaire. Mais tous les métiers ne se sont pas encore « freelancisés ». Les plus répandus ? Les domaines de l’informatique (développeurs, webmasters) et les créatifs au sens large (graphisme, photo et vidéo, rédaction, traduction), où travailler en freelance est une tradition bien ancrée. Plus récemment, de nouveaux profils comme les commerciaux commencent à apparaître. Mais pour des prestations juridiques, comptables, ou encore en ressources humaines, l’embauche, l’intérim ou le recours à un prestataire ayant pignon sur rue reste largement la norme.

2. Où peut-on les trouver ?

Question complexe, réponse simple : sur Internet. Enfin, simple en apparence car les plateformes qui se sont spécialisées sur la mise en relation de freelances et de donneurs d’ordre sont nombreux. Hopwork, Creads, Freelancer… Ce qu’elles proposent est assez simple à évaluer. Pour juger de leur mode de fonctionnement et surtout la qualité du service qu’elles rendent, c’est encore un peu tôt. L'auteur de l'article ci-dessous s’est tout de même attelé à un descriptif exhaustif.

3. Comment travailler avec eux ?

Un freelance n’est pas un salarié. Mais il permet de trouver chaussure à son pied lorsqu’on a du mal à trouver des compétences rares, d’absorber une surcharge d’activité sans recruter, ou encore de combler un besoin ponctuel. Une souplesse très appréciable, mais qui demande un minimum de préparation si l’on veut que la prestation se déroule vite, bien, et de façon profitable.

4. Y a-t-il un risque à faire appel à eux ?

L’essor de ces nouveaux modes de collaboration pose des problèmes inédits : où se situe par exemple la limite entre une prestation commerciale effectuée par un indépendant et du travail dissimulé ? Question épineuse… Or l’Urssaf veille, et les risques de requalification en CDI sont réels. Une règle d’or, donc : même si malheureusement cela nuit à la bonne collaboration entre vous et un freelance, ne faites rien (bureau ou matériel mis à disposition, définition d’horaires de travail…) qui pourrait l’assimiler à un salarié.